Stabilité générale des prix à la consommation en Suisse en juillet 2025

prix à la consommation

En juillet 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) en Suisse s’est stabilisé, atteignant 107,8 points, sans modification par rapport au mois de juin 2025. Comparé à juillet 2024, cela représente une légère hausse de 0,2 %. Ce ralentissement mensuel traduit une conjonction de tendances contraires : certains prix ont augmenté tandis que d’autres ont diminué, se neutralisant mutuellement.

Tendances contrastées : produits locaux vs produits importés

Les catégories de produits locaux ont vu leurs prix progresser de 0,7 % par rapport à juillet 2024, tandis que les produits importés enregistraient une baisse marquée de 1,4 %. Cette diminution des prix importés s’explique par la baisse du coût du pétrole et la forte appréciation du franc suisse face au dollar, qui a rendu les importations moins chères.

Inflation sous-jacente et dynamique des secteurs clés

L’inflation sous-jacente (hors produits frais, saisonniers, énergie et carburants) s’est toutefois contractée de 0,1 % sur un mois, mais enregistrait tout de même une hausse de 0,8 % sur un an, marquant un reflux timide de l’inflation structurelle.

Dispères variations selon les secteurs

Énergie & transport : Les prix du mazout ont chuté de 12,7 %, ceux de l’essence de 8,2 %. Les transports aériens et la location de voiture ont aussi baissé, respectivement de 6 % et 4,2 %.
Alimentation & boissons : L’ensemble a enregistré une légère baisse de 0,6 %, mais le chocolat en particulier a vu son prix grimper de 13,7 %, contre-balançant largement la tendance.
Logement : Les loyers restent un poste de dépense important pour les Suisses, avec une hausse continue de 2,6 % en un an. Une inflation calculée hors loyers révèlerait même une baisse de 0,3 %, soulignant leur poids déterminant dans la stabilité globale des prix.

Politique monétaire : stabilité et anticipation de taux négatifs

Face à cette situation, la Banque nationale suisse (BNS) maintient son taux directeur à 0 %, après l’avoir abaissé de 25 points de base mi-juin, afin de stimuler la consommation et dissuader l’épargne. Parallèlement, les dépôts excédentaires des banques sont pénalisés à -0,25 %, ce qui maintient le SARON légèrement négatif (aux alentours de -0,05 %). Selon certains économistes, la BNS pourrait franchir le pas d’un taux directeur négatif (-0,25 %) dès fin septembre, dans un contexte économique marqué par une inflation très basse, la force du franc et des tensions commerciales.

Ramifications pour les consommateurs et perspectives

La stabilité des prix observée en juillet constitue un répit notable pour les ménages suisses, en particulier dans un contexte où beaucoup de catégories connaissent des hausses importantes (loyers, chocolat) ou baisses significatives (énergie, transport). Cela suggère que les décisions d’achat peuvent être mieux anticipées, bien que certains secteurs clés exercent des pressions opposées.

Un équilibre fragile à surveiller

L’inflation en Suisse en juillet 2025 reflète un équilibre fragile entre forces haussières et baissières. L’IPC stable à 107,8 points cache des dynamiques complexes — loyers à la hausse, coûts énergétiques et importés en recul, base sous-jacente modeste — tandis que la politique monétaire reste accommodante, avec des perspectives de taux potentiellement négatifs à l’horizon. La vigilance reste de mise pour les mois à venir, afin de déterminer si cette accalmie est durable ou passagère.

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